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Pompe à chaleur à mensualité garantie : précommande dès le 1ᵉʳ octobre

Six consortiums proposent aux ménages modestes chauffés au fioul ou au gaz une pompe à chaleur clé en main, avec 9 800 € d'aide en moyenne, selon JeChange.

Ce qui change au 1ᵉʳ octobre

Le Gouvernement a dévoilé mercredi 30 septembre les six premiers consortiums retenus pour l'« offre intégrée » : une pompe à chaleur posée, financée et entretenue par un seul interlocuteur, avec une mensualité qui ne doit pas dépasser ce que le foyer dépense déjà pour se chauffer, selon JeChange. Les précommandes ouvrent le 1ᵉʳ octobre, les premières poses suivront en novembre.

Toujours selon cette source, l'aide moyenne annoncée est de 9 800 € par foyer, pour un objectif de 55 000 pompes à chaleur installées via ce dispositif, sur un total de 540 millions d'euros mobilisés sur deux ans. Chaque devis doit obligatoirement inclure la dépose de l'ancienne chaudière et, si les radiateurs existants ne suffisent pas avec une eau chauffée à 55 °C, leur remplacement dans le même contrat.

Le public visé reste étroit : propriétaires d'une maison individuelle, aux revenus modestes selon les plafonds Anah, encore chauffés au gaz ou au fioul. Les locataires et les occupants d'appartement en sont exclus d'emblée. JeChange précise aussi que la « garantie » porte sur une projection documentée de la facture, pas sur un résultat mesuré après travaux, et que le médiateur national de l'énergie a déjà signalé un risque de déception si la facture réelle reste élevée. Le démarchage téléphonique pour ce type de travaux reste interdit ; seuls les six consortiums retenus sont habilités à démarcher les ménages concernés.

Ce que cela dit du coût réel d'une pompe à chaleur

L'offre intégrée ne change rien aux prix du marché : elle empile des aides existantes pour ramener la mensualité d'un ménage modeste au niveau de sa facture de chauffage actuelle. Pour les foyers qui n'entrent pas dans ce dispositif — la majorité des propriétaires, y compris beaucoup de ménages aux revenus intermédiaires — le calcul reste celui d'un projet classique de pompe à chaleur air-eau.

Chez nous, une pompe à chaleur air-eau pour une maison type coûte en moyenne 13 500 €, avec des devis qui vont généralement de 10 600 € – 17 600 € selon la puissance et l'état de l'installation existante. Nous obtenons ce chiffre en croisant les heures de main-d'œuvre et les tarifs locaux avec le prix des équipements, puis en recoupant avec les devis réels que nous collectons. Pompe à chaleur air-eau

Sur ce montant, MaPrimeRénov' peut financer jusqu'à 5 000 € pour un ménage aux revenus très modestes ou 4 000 € pour un ménage modeste, dans la limite d'une dépense plafonnée à 12 000 €, si l'installation est réalisée par un artisan RGE. Les certificats d'économies d'énergie (CEE), versés par les fournisseurs d'énergie, s'ajoutent à ce montant mais doivent être engagés avant la signature du devis, pas après. C'est cette addition d'aides, plus une éventuelle bonification propre au dispositif encore en consultation jusqu'au 20 octobre, qui permet d'atteindre les 9 800 € annoncés en moyenne par JeChange — un montant cohérent avec ce que nos propres chiffres montrent sur une pompe à chaleur d'entrée à milieu de gamme.

Autre point utile pour qui prépare un devis : depuis le 1ᵉʳ mars 2025, les chaudières pouvant fonctionner au gaz ou au fioul, y compris les modèles hybrides avec appoint fossile, sont sorties des taux de TVA réduits et facturées à 20 %. À l'inverse, la fourniture et la pose d'une pompe à chaleur air-eau bénéficient d'une TVA à 5,5 %, ce qui explique en partie pourquoi ces offres intégrées ciblent justement le remplacement d'un chauffage fossile plutôt qu'un simple entretien.

Pour un ménage qui ne rentre pas dans les critères de revenus de l'offre intégrée mais souhaite tout de même remplacer une chaudière au fioul ou au gaz, l'éco-PTZ reste mobilisable sans condition de ressources : jusqu'à 15 000 € pour une seule action de travaux, davantage en cas de rénovation combinant plusieurs postes, sur des durées de remboursement allant jusqu'à 15 ou 20 ans.

Avant de signer

Que l'on passe par un consortium de l'offre intégrée ou par un artisan choisi directement, les mêmes précautions s'appliquent : vérifier le certificat RGE de l'installateur, demander l'attestation d'assurance décennale avant tout démarrage de chantier, et comparer plusieurs devis plutôt que d'accepter la première offre reçue au téléphone. Une précommande ne vaut pas engagement : la décision définitive se prend sur devis détaillé, une fois connus le dimensionnement exact et le montant réel des aides accordées après étude du dossier.

Si vous avez déjà un devis en main, notre outil « mon devis est-il correct » permet de le comparer rapidement aux prix pratiqués dans votre région avant de vous engager.

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