Guides des prix › Guides et actualités

Actualités

Logement insalubre : l'Anah peut payer 80 % des travaux

Ma Prime Logement Décent couvre jusqu'à 80 % d'un plafond de travaux, pour les propriétaires occupants comme pour les bailleurs sous conditions.

Un plafond de travaux financé jusqu'à 80 %

Selon actual-immo.fr, l'Anah dispose d'un dispositif encore mal connu, Ma Prime Logement Décent, destiné aux logements dégradés qui mettent en danger la santé ou la sécurité de leurs occupants : insalubrité, péril, absence d'eau chaude, réseau électrique hors d'âge, installation de gaz dangereuse, toiture à refaire ou exposition au plomb.

D'après le site, pour un propriétaire occupant, une rénovation globale d'un logement très dégradé est plafonnée à 70 000 € hors taxes, financée à 80 % pour les revenus très modestes et à 60 % pour les revenus modestes, avec une prime de sortie de passoire thermique de 10 % en plus. Si l'étiquette E n'est pas atteinte, l'aide retombe à 50 % d'un plafond ramené à 50 000 €. Le logement doit avoir plus de quinze ans et rester la résidence principale du propriétaire pendant trois ans après le chantier.

Les bailleurs ne sont pas exclus, précise actual-immo.fr, mais à une condition qui change tout : signer une convention Loc'Avantages avec loyer plafonné, locataire aux revenus modestes et six ans d'engagement. Le calcul change alors de base : jusqu'à 1 000 € hors taxes par m² (dans la limite de 80 m²) financés à 35 % pour un logement indigne ou très dégradé, 750 €/m² pour un logement dégradé au titre de la sécurité et de la salubrité, et 25 % pour un logement moyennement dégradé. L'étiquette de sortie minimale exigée est D pour un bailleur, E pour un occupant, et un audit énergétique conditionne l'entrée dans le dispositif.

Le site rappelle aussi qu'un rapport technique documentant une forte dégradation peut suffire à ouvrir le dossier, sans attendre un arrêté municipal ou préfectoral — même si un arrêté accélère la procédure et rend la mise en conformité obligatoire sous délai. Le signalement passe par la plateforme Signal Logement ou par la mairie. En copropriété, l'agence finance à 50 % des dépenses hors taxes les travaux nécessaires pour lever un arrêté visant les parties communes. Enfin, actual-immo.fr indique que l'Anah a financé 379 428 logements en 2025, dont 120 306 rénovations d'ampleur, et que toute demande passe désormais par un compte sur france-renov.gouv.fr depuis le 17 août 2026.

Ce que cela change pour le budget de vos travaux

Ce que décrit actual-immo.fr correspond, dans les faits, aux postes de travaux les plus coûteux d'une remise aux normes : électricité, toiture, eau chaude et traitement de l'humidité. Voici où se situent ces chantiers dans notre modèle de coûts, pour vous aider à chiffrer un reste à charge avant de déposer un dossier.

  • Réseau électrique hors d'âge : une rénovation électrique complète coûte en général entre 11 000 € et 18 300 €, avec un prix typique autour de 13 500 €. Rénovation électrique
  • Absence d'eau chaude : remplacer un chauffe-eau se chiffre plutôt entre 940 € et 1 200 €, typiquement 1 000 €. Chauffe-eau
  • Toiture à refaire : une réfection complète va de 20 000 € à 42 000 €, pour un budget typique de 21 000 €. Réfection de toiture
  • Humidité qui expose la santé des occupants : un traitement coûte le plus souvent entre 4 400 € et 5 050 €, typiquement 4 600 €. Traitement de l'humidité

Sur ces montants, une prise en charge à 80 %, 60 % ou 35 % selon le barème décrit par actual-immo.fr change radicalement l'équation : sur une rénovation globale plafonnée à 70 000 € HT, une aide à 80 % couvre une bonne partie d'un chantier qui combine électricité, toiture et humidité. Pour un bailleur sous Loc'Avantages, le calcul au m² (1 000 € ou 750 €/m² selon la gravité, financés à 35 % ou 25 %) donne un reste à charge plus élevé, à mettre en regard du loyer plafonné accepté pendant six ans.

Nous calculons nos fourchettes à partir des heures de main-d'œuvre et des tarifs locaux, matériaux compris, puis nous les recoupons avec des prix de marché et de vrais devis — mais chaque logement reste un cas particulier : état du bâti, accès, surface réelle à traiter. Avant de signer, utilisez notre outil « mon devis est-il juste ? » pour comparer le devis reçu à ces fourchettes, et vérifiez auprès d'un espace conseil France Rénov' si votre logement peut entrer dans le dispositif décrit par actual-immo.fr plutôt que de financer seul l'intégralité du chantier.

À lire aussi